Graines de poètes 2017

Graines de poètes 2017

 

Graines de Poètes est un prix littéraire proposé a tous les élèves de Marmontel et de Pompidou : chacun pouvait écrire un poème sur n'importe quel sujet d'une page maximum. La date limite de retour des poèmes était le 20 janvier 2017 au CDI

 

Un jury dans l'établissement a choisi les 7 meilleurs poèmes en février 2017 et un jury départemental a élu les gagnants le 14 mars 2017. Des bons d'achat de livres sont à gagner. Un recueil des meilleurs poèmes sera publié. 

 

Le palmarès 2017 du jury interne au lycée est :

 

1. Visages innombrables de Quentin Mesquita, 1S

2. Etoile de Noémie Hernandez, 1S

3. Miroir, miroir d’Antoine Hanusiak, 1L

4. Le trépas d’un roi de Clément Delarbre, 1S

5. 00:52 très fatigué… de Pierre Lippens, 1S

 

Florilège

1. Une énigme d'Elodie Deffrasnes, 2nde GA

2. Monsieur "Je" de Pierre Lippens, 1ère S

 

Article sur le Cyberjournal : Ici

 

Article Graines de Poètes 2017

"Le jury du concours Graines de Poètes s’est réuni mardi 14 mars au Lycée Raymond Cortat d’Aurillac.  Neuf lycées ont participé au concours cette année : les Lycées  Raymond Cortat, Emile Duclaux, Gerbert, Monnet-Mermoz, Georges Pompidou et St-Géraud d’Aurillac, ainsi que le Lycée Joseph Constant de Murat, le Lycée de Mauriac et, pour la première fois, le Lycée de Haute-Auvergne de Saint-Flour.

 

Le jury, composé de représentants des partenaires et institutions culturelles et d’un élève de chaque lycée, était présidé par Brigitte Lépine, Directrice Adjointe des Musées d’Aurillac, qui a animé de riches délibérations avant de proclamer le palmarès.

 

Pour la seizième édition de ce concours, 42 poèmes étaient en lice pour l’obtention d’un prix. Présélectionnés au mois de janvier par un jury interne à chaque établissement, ces textes étaient moins sombres que ceux des années précédentes. Les membres du jury ont pris beaucoup de plaisir à les lire. Ils ont souligné la grande qualité générale de ce cru 2017 et ont notamment apprécié la fantaisie, l’humour mais aussi l’expression de sentiments plus profonds. Si certains thèmes sont récurrents d’une année sur l’autre, comme la mort, l’amour, la nature, la société… l’expression était très libre, sans formatage. Les jeunes talents (les lycéens les plus jeunes, nés en 2001 et après) ont particulièrement séduit l’ensemble du jury. Ce qui ressort de tous ces poèmes : une formidable soif d’écrire.

 

Membres du jury et lauréats se retrouveront au Lycée Emile Duclaux le mardi 16 mai à 14 heures pour la remise des prix.  Ils auront alors le plaisir de découvrir l’édition 2017 du recueil Graines de poètes, écrite et illustrée par les élèves des lycées participants. Ces recueils seront proposés à la vente dans les librairies partenaires : Point Virgule à Aurillac, Aux Belles Pages à Murat et La Cité du Vent à Saint-Flour. Un exemplaire sera offert aux élèves dont un poème ou une illustration auront été retenus, ainsi qu’aux membres du jury.

 

 

Le palmarès :

 

Prix « Graines de poètes » : Les œufs et la pierre, Baptiste Chevron, Lycée de Haute-Auvergne à Saint-Flour

Prix « Jeune Talent» : Sous les semelles de mes godasses, Enzo Barbet Cassagne, Lycée Emile Duclaux à Aurillac

Prix « Coup de Cœur du Jury » : Le chant de l’empereur, Louis Marcastel, Lycée Emile Duclaux à Aurillac

 

Prix Orphée :

 

Lycée Raymond Cortat, Aurillac : Ma plume, ce refuge, Rovel-Michel Bizi

Lycée Emile Duclaux, Aurillac : Souvenir d’un réfugié, Lucas Cordoba

Lycée Gerbert, Aurillac : Le voyage, Lisa Claverolles

Lycée Monnet-Mermoz, Aurillac : Eclipse, Nathan Pujol

Lycée agricole Georges Pompidou, Aurillac : J’ai rêvé, Cerise Jambut

Lycée de la communication Saint-Géraud, Aurillac : Larme, Tam Haudebourg

Lycée Joseph Constant, Murat : Neige, Iris Catherin

Lycée de Mauriac : Le trépas d’un roi, Clément Delarbre (voir ci-dessous)

Lycée de Haute-Auvergne, Saint-Flour : Le requiem des rêves, Mathilde Vallade."

 

Texte de Florence Thiodat

 

 Article Site de l'Académie : Ici

 

Les meilleurs poèmes du lycée 2017

 

Le trépas d’un roi

 

D’une terrible infection

Dans un élan d’effroi

Virent les conseillers du roi

La mort emporter le lion

Il a fallu peu de semaines

Pour que la maladie se propage

De son corps jusqu’à ses veines

Dans son âme en faire un ravage

Alors, le peuple animal accourut

À la nouvelle de ce sinistre présage

Que la mort avait voulu

Emporter le plus grand roi de tous les âges

 

Ce fût quelques jours après

Que quelques rats peu honorables

De régions voisines comme reculées

Vinrent réclamer le trône du roi

Tous furent rejetés hors du territoire

Et la cour trouva presque au hasard

Quelques lointains descendants du roi

Qui du trône ne s’en priveraient pas :

 

Un lointain cousin venant des terres sauvages

Vit ce peuple en grand désarroi

Chez qui la famine faisait rage

À qui les voleurs dictaient la loi

Il apporta son or et son armée

Et les présenta à la populace

Qui, aussi maigre que leurs besaces,

Fut à coup sûr charmée

 

Une cousine lointaine des anciennes contrées

Vit ce peuple perdu, désespéré

Dépouillé de son cœur, dépouillé de son or

Marqué au visage par le sourire de la mort

Voulant apporter l’amour et la paix

Elle vint l’éclairer de sa fine pensée

Mais malgré la justesse de ses discours

Elle ne put à la fois persuader le peuple et la cour,

 

Ces deux-là se tinrent en assemblée

Et l’on décida sans perdre de temps

Non pas que l’argent ne faisait point le bonheur

Mais que le bonheur ne faisait point la fortune des gens.

 

Amour et bonté ne sont que mirages

Dans un monde sans foi ni loi,

Bien que ces deux parfois soulagent

La pensée de vivre dans ce monde-là.

 

Clément Delarbre, 1S, Prix Orphée du lycée de Mauriac

 

Visages innombrables

 

 Au milieu des décors décousus

J’attends mon moment,

Derrière le voile de tissus

Un monde de lumière bienveillant

 

Je suis un monstre mythique,

 L’homme que les masques encombrent

 Et tout en étant unique

 Je reste dans le monde des ombres

 

Qui suis-je ?

Je suis qui je veux

Je suis le roi ubuesque

Je suis la suicidaire aux frères morts

Je suis l’Avare de Molière

Je suis le valet multicolore

 

Trois coups viennent d’être frappés,

 Ce sont les âmes pures censées me juger

 Peu à peu, le silence survient,

 La séance commence enfin

 

Alors qui suis-je ?

Je suis le roi incestueux

Je suis la sorcière Célestine

Je suis le ministre amoureux

Je suis la statue parlante divine

Car je suis tout, mais surtout je suis imaginaire

 

Un rai de lumière apparaît

Et le rideau est tombé

Sous leurs regards insistants,

Je me sens enfin vivant…

 

Venez assister aux derniers instants

 Du monstre inexistant

 Cela signe la fin de ma vie,

 Mais qu’importe car je suis…

 ...L’homme aux visages innombrables.

 

 Quentin Mesquita, 1S

 

Une énigme

 

Une énigme s’est posée

Ma tête s’est souvent remplie de tracas

Plein de questions me sont venues

En mémoire j’ai plusieurs cas.

 

Que veut me dire par là

Cette phrase qui hante mes pensées

Il s’agit d’un sujet délicat

Et personne ne veut en parler.

 

Mais rassurez-vous

Me voilà

Pour assumer mes pensées

Ce cas

C’est la mort et l’anonymat

Et cette phrase prévoit un danger.

 

Elodie Deffrasnes, 2nde GA

 

Les meilleurs poèmes du lycée 2016

 

Braver l’interdit

 

Cela m’a donné envie

De croire que la vie

Peut se vivre avec envie

Et qu’elle pourrait être jolie.

 

J’ai aussi vu

À quel point elle pouvait nous prendre au dépourvu

Qu’elle était dangereuse

Et pas toujours heureuse.

 

Mais j’ai quand même l’envie

De me battre pour cette vie

Ce qui est sans doute une folie

Mais j’aime braver l’interdit.

  

 

Noémie Hernandez, 2nde 2

 

 

Décadanse

 

 

La vie, la mort, tout ceci n’est point important

L’important n’est que ce que toi tu ressens,

Maintenant ;

Le froid, la douleur, le chagrin.

Et ce n’est que le début.

Alors avance !

Souffre autant que ton futur le voudra,

Mais garde espoir

Dis-toi juste que ce n’est pas ton heure,

Mais qu’elle viendra…

 

Et si tu te trouves un jour face aux portes de la Mort

Relève-toi et marche droit…

La fin arrive toujours à l’heure,

Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut partir en avance

Et si la peur commence à décider de tes choix,

Alors reprends-toi !

 

Tu ressens le poids de l’amertume, de l’injustice, de la colère

Qui te gagne ?

Alors dis-toi simplement que tu es vivant.

La vie est un jeu, et à tout bon jeu, il y a revanche.

 

 

 Quentin Mesquita 2nde 3

 

Dualité

 

 

Mon deuxième visage a refait surface

Il est sorti de sa cage, sans laisser une trace

Je ne peux le contrôler, il est bien trop fugace

Exorcisez-moi, pour qu’on m’en débarrasse.

 

A l’opposé du premier, celui-là est sans pitié

Je ne puis noyer mes démons car ils savent nager

S’ils ne sont pas enfermés, rien ne pourra les arrêter

Malfaisants sont mes méfaits, il faut s’en méfier.

 

Pourquoi m’inflige-t-on cette douleur ?

Cela fait dix-sept ans que je passe un sale quart d’heure

Mon existence me paraît sans valeur

Comment déloger ce poignard de mon cœur ?

 

Quand chaque obstacle me semble insurmontable

Quand on me méprise tel un incapable

Je laisse mes émotions bien cachées à l’étage

L’autre Moi descend et va faire un carnage.

 

 

 

Greg Satel 1ère GA

 

Le pouvoir des fleurs

 

Tu es une fleur

Nul besoin de soleil

Pour garder ta douceur

Et briller sous le ciel.

 

Sous les blessures et les pleurs

Tu conserves ta lumière

Si près de la guerre

Des misères et de la peur.

 

Paris, je t’en supplie !

Résiste à tout ce mépris !

 

Il n’y a plus de corps, ni de sang

Gisant sur le sol de tes rues

De salle du Bataclan

Ou de clients étendus.

 

Les larmes remplacent les armes

Le chagrin de chacun,

Les pleurs, par les fleurs

Les bougies, par la poésie.

 

Elle en a fait verser du sang et des larmes,

Cette tuerie immonde !

Mais les fleurs sont des armes,

Les plus puissantes du monde.

 

 

Clément Delarbre 2nde 3

 

Une lettre, une femme, une utopie ...

 

Je vous écris en ce jour bien solitaire pour moi,

Où je passe mes journées par terre sans voix.

 

Sans vous ce n'est plus que misère,

Car cela est même pire que de subir une guerre.

 

Je pense désespérément à vous, ma pensée est tel un clou,

Un très gros clou que personne ne pourrait enfoncer entièrement.

 

Je vous désire constamment auprès de moi,

Seulement pour entendre votre douce voix.

 

Vous possédez un visage exquis à regarder,

Vous me possédez tel un mirage en réalité.

 

Vos cheveux dorés volent doucement au gré du vent,

Flamboyant tel un jeune milan volant lentement.

 

Votre bouche splendide me porte irrésistiblement

Dans un rêve follement amusant.

 

Vos oreilles si parfaites mais aussi,

Si finement faites, m’entraînent sur un nuage exquis.

 

Votre nez tellement idéal,

M’emmène comme un touriste dans un pays bien futile.

 

Votre visage possède un manteau de soie délicat,

Il me donne alors envie de me propulser dans vos bras.

 

Vous avez un corps si raffiné,

Que même un mannequin bien dessiné serait bouche bée.

 

Les fleurs sont également envoûtées en vous voyant,

Elles poussent extrêmement vite de leur plein gré.

 

Excusez-moi car je ne suis pas assez bien éduqué,

Pour pouvoir correctement vous décrire en réalité...

 

 

 Loïc Mennesson 2nde 3

 

Les couvertures des recueils

Les jurys précédents

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